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La libéralisation du secteur caféier
La libéralisation de l'industrie
caféière affectera les petits producteurs de
plusieurs façons. Premièrement, le démantèlement
de l'Institut mexicain du café (INMECAFÉ) dont
dépendaient les petits producteurs entre 1974 et 1989
laissera un vide organisationnel énorme. L'INMECAFÉ
s'occupait d'acheter, de transformer, de commercialiser et
d'exporter le café des petits producteurs tout en leur
fournissant une aide technique et des services d'agronomes
spécialisés.
Deuxièmement, les petits producteurs que l'INMECAFÉ
avaient mis au pas de la "révolution verte"
lors de son arrivée dans les campagnes sont aux prises
avec des variétés de café hybrides qui
exigent beaucoup de pesticides et d'entretien. L'Institut,
qui depuis 1958 s'était taillé une place de
choix au niveau de la recherche et du développement
dans le domaine du café, a disparu en emportant avec
lui ses secrets "verts", ses 30 ans de recherche
et son aide technique.
Troisièmement, une des conséquences directes
du démantèlement de la filière du café
mexicain sera le transfert des installations productives de
l'Institut aux petits producteurs réorganisés
en quelques mois dans de nouvelles structures corporatistes
contrôlées par l'État. Ces nouvelles structures
visent à maintenir la production et à canaliser
et gérer les maigres crédits destinés
à la caféiculture suite à la libéralisation
du secteur. Dans le tumulte, les intermédiaires ont
repris le contrôle de l'achat et de la commercialisation
tout en faisant la loi des prix dans les campagnes.
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