
Les petits producteurs s'organisent
Les petits producteurs se retrouvèrent devant deux
scénarios possibles face à la libéralisation
du secteur caféier: ou un retour à l'intermédiarisme
via les nouvelles structures corporatistes imposées
par le gouvernement mexicain ou l'adoption de nouveaux modèles
organisationnels. Quant aux organisations indépendantes
de producteurs qui luttaient de façon isolée
depuis près de dix ans, le choix de nouveaux modèles
en marge de la structure officielle s'est avéré
une solution.
Depuis les années 70, une poignée d'organisations
marginales faisaient tranquillement leur chemin au niveau
local en offrant aux petits producteurs de nouvelles perspectives
d'association et de nouveaux marchés orientés
vers le commerce équitable, principalement les marchés
solidaires alternatifs européens et nord-américains.
Ces marchés leur permettaient d'obtenir des prix plus
justes pour leur produit. Ce retrait des structures officielles
se faisait souvent au prix de guerres politiques culminant
dans la répression, la corruption et le chantage commis
par les intermédiaires ou les autorités locales
et régionales.
Aujourd'hui, la plupart de ces petits producteurs sont regroupés
dans la CNOC, laquelle dispose de sa propre marque de commerce
connue sous le nom de Aztec Harvest. Les organisations qui
font partie de la CNOC peuvent désormais vendre leur
café en passant directement par l'organisation qui
possède sa propre infrastructure de transformation
et de commercialisation. Ainsi, les petits producteurs évitent
ainsi toute une série d'intermédiaires, ce qui
leur permet d'augmenter leurs revenus. Les efforts de la CNOC
ont donc permis d'offrir une alternative au retour des grands
intermédiaires favorisés par l'instabilité
du secteur caféier mexicain et la chute des cours mondiaux.
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